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DPE 2027 : ce qui change au 1er janvier et ce que les propriétaires doivent savoir

Publié le 23/09/2026
DPE : le coefficient de l'électricité passera de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027. Certains logements pourraient ainsi voir leur étiquette énergétique s'améliorer sans réaliser de travaux.

évolution des DPE à Chamonix

 

Après une première évolution du coefficient de conversion de l'électricité au 1er janvier 2026, celui-ci sera de nouveau abaissé au 1er janvier 2027, passant de 1,9 à 1,7. Cette modification a été officialisée par un arrêté publié au Journal officiel le 26 août 2026.

Pourquoi le calcul du DPE évolue-t-il ?

Pour comprendre cette modification, il faut distinguer deux notions.

L'énergie finale correspond à l'énergie effectivement livrée au logement et consommée par ses occupants : électricité, gaz, fioul, bois, etc.

L'énergie primaire prend en compte l'énergie nécessaire en amont pour produire et acheminer cette énergie jusqu'au logement.

Pour l'électricité, un coefficient de conversion est donc appliqué.

Ce coefficient était auparavant de 2,3. Il est passé à 1,9 au 1er janvier 2026 et passera à 1,7 au 1er janvier 2027.

Concrètement, pour une même consommation électrique, la quantité d'énergie primaire retenue dans le calcul du DPE sera donc plus faible à partir de 2027.

Quels logements sont principalement concernés ?

Ce sont avant tout les logements chauffés à l'électricité, ou utilisant l'électricité pour leur chauffage et/ou leur production d'eau chaude sanitaire.

Les logements équipés d'une pompe à chaleur, d'un chauffe-eau thermodynamique, d'un chauffage électrique ou encore d'autres équipements électriques pourront ainsi bénéficier de cette évolution du calcul.

Tous les logements ne changeront toutefois pas nécessairement de classe.

Selon les caractéristiques du logement et son niveau de consommation, l'étiquette énergie pourra rester identique ou progresser d'une classe. Dans de rares cas, notamment pour certains petits logements, une amélioration de deux classes peut être possible.

Une précision importante : aucun logement ne verra son étiquette énergétique se dégrader du fait de cette modification.

Un DPE peut donc devenir meilleur sans réaliser de travaux

C'est probablement le point le plus intéressant pour les propriétaires.

Prenons un logement chauffé à l'électricité. Son DPE réalisé avant 2027 pourra afficher une certaine consommation en énergie primaire.

À partir du 1er janvier 2027, le même logement, avec exactement les mêmes caractéristiques et les mêmes équipements, pourra obtenir un calcul plus favorable simplement parce que le coefficient appliqué à l'électricité aura changé.

Le logement n'aura pas été rénové : c'est la méthode de calcul qui aura évolué.

Le ministère indique que cette modification devrait permettre à environ 300 000 logements, principalement chauffés à l'électricité, de sortir du statut de passoire énergétique (classes F ou G), sur la base des chiffres du parc de résidences principales au 1er janvier 2025.

Faut-il refaire son DPE ?

Non, pas nécessairement.

Les DPE réalisés jusqu'au 31 décembre 2026 restent valables.

À partir du 1er janvier 2027, les propriétaires concernés pourront toutefois télécharger gratuitement une attestation officielle de nouvelle étiquette sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME.

Cette mise à jour ne nécessitera ni nouvelle visite du diagnostiqueur, ni nouveau DPE. L'attestation remplacera l'étiquette initiale et conservera la même durée de validité que le DPE concerné.

Cette possibilité est particulièrement intéressante dans le cadre d'une vente ou d'une mise en location, puisque l'attestation pourra être utilisée comme nouvelle étiquette du DPE.

Quel intérêt pour un propriétaire vendeur ?

L'évolution peut avoir des conséquences concrètes sur la commercialisation d'un logement.

Un bien classé F ou G aujourd'hui pourrait, dans certains cas, passer en E, voire dans des situations particulières améliorer davantage son classement.

Pour un vendeur, une amélioration de l'étiquette peut modifier la perception du bien par les acquéreurs et, selon la nouvelle classe obtenue, avoir des conséquences sur certaines obligations réglementaires.

Cela mérite donc d'être vérifié avant de lancer une vente, particulièrement lorsque le logement est chauffé à l'électricité.

Attention cependant à ne pas anticiper automatiquement une amélioration

Il serait imprudent de considérer qu'un logement électrique gagnera systématiquement une classe.

Le changement dépend de la consommation du logement et de sa situation au regard des seuils du DPE.

Un DPE reste donc indispensable pour connaître la nouvelle étiquette d'un bien.

Et pour les logements chauffés au gaz ou au fioul ?

La réforme ne signifie pas que les logements chauffés au gaz ou au fioul vont mécaniquement voir leur DPE se dégrader.

En revanche, l'évolution du coefficient de l'électricité rend plus favorable le calcul des logements utilisant cette énergie.

Elle renforce également l'intérêt des travaux permettant de remplacer une chaudière fonctionnant aux énergies fossiles par une solution électrique performante, notamment une pompe à chaleur. Le ministère souligne que cette évolution permettra à ces équipements de produire, dans certains cas, un gain d'étiquette plus important.

Une évolution particulièrement intéressante à Chamonix

Dans une vallée où de nombreux appartements et chalets utilisent l'électricité pour le chauffage ou l'eau chaude, cette évolution mérite d'être surveillée.

Elle peut notamment concerner des logements qui, sans être rénovés, pourraient bénéficier d'une nouvelle étiquette énergétique plus favorable en 2027.

Pour un propriétaire qui envisage de vendre dans les prochains mois, la question peut donc être simple :

Mon DPE actuel pourrait-il être amélioré par la nouvelle méthode de calcul au 1er janvier 2027 ?

Dans certains cas, attendre la nouvelle attestation pourrait permettre de présenter le bien avec une étiquette différente, sans réaliser de nouveau diagnostic.

Une évolution à connaître, mais qui ne remplace pas les travaux

Il faut enfin garder une certaine mesure.

Cette réforme modifie le calcul du DPE ; elle ne modifie ni l'isolation du logement, ni ses fenêtres, ni son système de chauffage, ni sa consommation réelle.

Un logement qui consomme beaucoup d'énergie restera un logement énergivore, même si son classement administratif évolue.

Le DPE reste donc un outil permettant d'évaluer la performance énergétique du logement et d'identifier les améliorations possibles.

À retenir

1er janvier 2027 : le coefficient de conversion de l'électricité passe de 1,9 à 1,7 dans le calcul du DPE.

Logements principalement concernés : les logements utilisant l'électricité pour le chauffage et/ou l'eau chaude sanitaire.

Conséquence possible : une amélioration de l'étiquette énergétique pour certains logements.

Aucune dégradation : aucun logement ne verra son étiquette se dégrader du fait de cette modification.

DPE déjà réalisé : il reste valable.

Mise à jour : une attestation officielle pourra être téléchargée gratuitement sur le site de l'ADEME, sans nouvelle visite d'un diagnostiqueur.

À Chamonix : pour les propriétaires envisageant une vente, il peut être pertinent de vérifier si leur logement est concerné par cette évolution avant de lancer sa commercialisation.


Sources

Ministère de la Transition écologique – évolution du DPE au 1er janvier 2027.

Arrêté du 19 août 2026 modifiant le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire de l'électricité.

Portail des réglementations énergétiques et environnementales des bâtiments – FAQ DPE.

Observatoire DPE-Audit de l'ADEME.

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